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SALAAMBO de Gustave Flaubert

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Message par Melusine le Mar 6 Mar 2012 - 13:50

SALAAMBO de Gustave Flaubert 9782070308781FS

Résumé

Il arriva juste au pied de la terrasse.
Salammbô était penchée sur la balustrade; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu'il avait souffert pour elle. Bien qu'il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entourant la taille de ses bras, balbutiant des paroles douces; elle avait soif de les sentir encore, de les entendre; elle ne voulait pas qu'il mourût! À ce moment-là, Mâtho eut un grand tressaillement; elle allait crier.
Il s'abattit à la renverse et ne bougea plus.

534 pages
1862
5,70 €
EDITIONS FOLIO CLASSIQUE


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SALAAMBO de Gustave Flaubert Empty Re: SALAAMBO de Gustave Flaubert

Message par Melusine le Mar 6 Mar 2012 - 13:51

Mon avis: Nous sommes à Carthage, au IIIème siècle après J.-C. La ville est soumise à une tension palpable: les peuples barbares, qui ont combattu aux côtés du suffète Hamilcar pendant la première guerre punique, viennent réclamer leur solde. Rassemblés dans le palais d’Hamilcar, furieux et échauffés par l’alcool, ils sont interrompus par Salammbô, la fille d’Hamilcar, qui vient les calmer. Elle marquera au moins deux hommes. Narr’havas, le chef des Numides, et Mâtho, le chef des mercenaires lybiens. Pour obtenir Salammbô, Mâtho décide de prendre Carthage: pour cela, il dérobe le voile sacré de la déesse Tanit, déesse à laquelle Salammbô est dévouée toute entière. Constatant les dégâts de sa propriété, ainsi que le vol, Hamilcar se résigne à déclarer la guerre aux troupes barbares qui entourent Carthage.

Ce long roman m’a ébranlée. Attendez-vous à être perdu entre les personnages, dont les noms peu familiers ne sont pas aisés à retenir, pas plus que leur origine ou fonction, variées et mouvantes. En effet, Hamilcar le Carthaginois est d’abord allié avec les barbares (parmi lesquels on retrouve les Lybiens, les Numides, mais aussi les Gaulois et les habitants de Tunis). C’est à contre-cœur, et sous les pressions de Carthage qu’il se retourne contre eux. Narr’havas et Mâtho se méprisent cordialement dès le départ, mais sont unis contre un opposant commun, rivaux en amour et finalement ennemis. C’est probablement ce qui fait la complexité de ce roman, ces personnages complexes et cette politique changeante. Salammbô semble une vierge mystique rattrapée par la réalité physique de la guerre mais aussi des hommes. Quand à Mâtho, il est lui aussi ce guerrier dur qui ne comprend pas pourquoi la passion le fait osciller entre haine et désir. Loin d’être une séductrice, la fille d’Hamilcar remplit son rang, et incarne une sensualité dont elle semble à peine consciente: c’est elle, avec ses longues tresses noires, avec ses talons de perles, avec ses voiles transparents, avec ses bracelets lourds, avec la chainette d’or qui relie ses chevilles “pour mesurer ses pas” nous dit-on, qui incarne la décadence d’une Carthage qui vit encore dans le luxe et la démesure alors que les hommes s’entretuent, piétinent dans la boue et les entrailles au pied de ses murailles. Ce décalage dans l’excès tantôt dans le raffinement, tantôt dans l’horreur, est particulièrement saillant dans la scène où Salammbô, vêtue de ses plus beaux atours telle une Judith ou une Dalila, traverse le camp Lybien pour aller réclamer le voile sacré à Mâtho dans sa tente.

C’est un grand roman épique, où les scènes de bataille raviront ceux qui ont détaillé les longs combats des romans d’heroic-fantasy. Je n’ai pu m’empêcher de penser aux scènes du film Les deux tours, deuxième volet du Seigneur des anneaux, tant il m’a semblé qu’avec les techniques cinématographiques modernes, ce livre pourrait faire un superbe film qui surpasserait Troie et autres Alexandre: je pense notamment au siège de Carthage, pendant lequel on détruit l'aqueduc qui approvisionne la ville, on construit de gigantesque béliers pour enfoncer les portes, et l'on en vient à manger les cadavres. Loin d’écrire un autre livre sur le gris et l’ennui, Flaubert a fait là toute la magnificence et la grandeur épique de Carthage.

Ma note: 5/5
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