LA ROUTE de Cormac McCarthy
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LA ROUTE de Cormac McCarthy

Résumé :
Dans le monde dévasté de l’apocalypse, un jeune homme et son père errent sur une route, affrontant le froid, la pluie, la neige, fuyant toute présence humaine. En un voyage crépusculaire, poussant leur chariot rempli d’objets hétéroclites, ils marchent vers la mer.
Prix Pulitzer 2007.
Editions : points
Pages : 251
Sortie : mai 2009
Prix : 6.90 euros
Pages : 251
Sortie : mai 2009
Prix : 6.90 euros
Mon avis : Un style particulier, épuré, parfois proche du minimalisme. Le récit est brut, le sujet également, la fin du monde a eu lieu, on ne sait pas ce qui s’est passé et ce n’est pas là l’important. L’important c’est cette survie malgré tout de ce père et de ce fils qui n’ont pas de noms et qui n’ont qu’un but : continuer à avancer en direction de la mer. Au fil de leur voyage on comprend à quel point c’est dur de vivre quand on a perdu tout espoir, on comprend que les hommes ne sont que des animaux et l’ambiance oppressante n’arrange rien. La route elle-même est un personnage à la fois rassurant et porteur de dangers et de malheurs.
Personnellement, j’ai beaucoup aimé ce roman, même si le style un peu déroutant peut surprendre et rebuter, beaucoup de dialogues, peu de détails sur les personnages mais on s’attache peu à peu à cette petite famille et on craint pour leur vie au fil de leurs rencontres.
Ma note: 4/5
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Mon avis :
Je me suis lancée dans cette lecture parce qu'il faisait l'unanimité sur la blogosphère (mais également les forums) et que beaucoup l'ont trouvé excellent.
Je vais donc être le vilain petit canard car, honnêtement, je n'ai rien trouvé dans cet ouvrage qui soit fantastique au point d'en parler avec tant d'éloges.
L'histoire en elle-même est plate. Je me suis demandée à de nombreuses reprises où voulait m'emmener l'auteur.
Le but de ce père (qui demeure anonyme tout au long de l'ouvrage et ça m'a frustrée) est de partir vers le sud en espérant y trouver un peu de soleil, une mer bleue et peut-être aussi des humains sympathiques.
Je me suis dit : “Ok ! On va les suivre dans cette aventure parce qu'effectivement vivre dans une ambiance cataclysmique ce n'est pas génial !”
De page en page, j'ai commencé à tiquer : “non de non mais dans quoi je me suis engagée là ! Il va se passer quelque chose oui ou non ?”
Ben non il ne se passe pas grand'chose dans ce livre. Quelques scènes ont le mérite de faire monter un peu notre angoisse mais elles ne sont pas majoritaires.
Le père et le fils sont seuls sur cette route.
Le but était de nous faire monter l'adrénaline avec eux mais la sauce n'a pas pris avec moi.
Quant à l'écriture de l'auteur, je l'ai trouvée infecte : des phrases qui par moment ne voulaient rien dire (à moins que ce soit un problème de traduction), des “et” à répétition (et dire qu'on fait tout un bla-bla en cours de français pour nos jeunes pour que leurs phrases ne soient pas trop lourdes !!!), des “pardon” et des “excuse-moi” en veux-tu en voilà.
Je dis non ! Je m'offusque sur ce genre d'écriture.
Vous l'aurez compris j'ai eu du mal avec ce livre. D'ailleurs, passée la page 82 je ne voulais plus l'ouvrir et puis je me suis dit que peut-être l'histoire allait s'envoler et me faire passer un bon moment. J'ai continué et puis continué encore (jusqu'au bout !) mais arrivé 50 pages avant la fin, j'ai sauté des pages ! Oui, j'ose le dire !
Des passages trop longs, qui n'apportent rien parce qu'au final où tout cela nous mène ? ….
Je suis donc déçue, grandement, par La Route. Je ne sais pas si je tenterai un autre ouvrage de cet auteur mais si c'est le cas il va falloir attendre un bon moment pour que je franchisse le pas.
Je me suis lancée dans cette lecture parce qu'il faisait l'unanimité sur la blogosphère (mais également les forums) et que beaucoup l'ont trouvé excellent.
Je vais donc être le vilain petit canard car, honnêtement, je n'ai rien trouvé dans cet ouvrage qui soit fantastique au point d'en parler avec tant d'éloges.
L'histoire en elle-même est plate. Je me suis demandée à de nombreuses reprises où voulait m'emmener l'auteur.
Le but de ce père (qui demeure anonyme tout au long de l'ouvrage et ça m'a frustrée) est de partir vers le sud en espérant y trouver un peu de soleil, une mer bleue et peut-être aussi des humains sympathiques.
Je me suis dit : “Ok ! On va les suivre dans cette aventure parce qu'effectivement vivre dans une ambiance cataclysmique ce n'est pas génial !”
De page en page, j'ai commencé à tiquer : “non de non mais dans quoi je me suis engagée là ! Il va se passer quelque chose oui ou non ?”
Ben non il ne se passe pas grand'chose dans ce livre. Quelques scènes ont le mérite de faire monter un peu notre angoisse mais elles ne sont pas majoritaires.
Le père et le fils sont seuls sur cette route.
Le but était de nous faire monter l'adrénaline avec eux mais la sauce n'a pas pris avec moi.
Quant à l'écriture de l'auteur, je l'ai trouvée infecte : des phrases qui par moment ne voulaient rien dire (à moins que ce soit un problème de traduction), des “et” à répétition (et dire qu'on fait tout un bla-bla en cours de français pour nos jeunes pour que leurs phrases ne soient pas trop lourdes !!!), des “pardon” et des “excuse-moi” en veux-tu en voilà.
Je dis non ! Je m'offusque sur ce genre d'écriture.
Vous l'aurez compris j'ai eu du mal avec ce livre. D'ailleurs, passée la page 82 je ne voulais plus l'ouvrir et puis je me suis dit que peut-être l'histoire allait s'envoler et me faire passer un bon moment. J'ai continué et puis continué encore (jusqu'au bout !) mais arrivé 50 pages avant la fin, j'ai sauté des pages ! Oui, j'ose le dire !
Des passages trop longs, qui n'apportent rien parce qu'au final où tout cela nous mène ? ….
Je suis donc déçue, grandement, par La Route. Je ne sais pas si je tenterai un autre ouvrage de cet auteur mais si c'est le cas il va falloir attendre un bon moment pour que je franchisse le pas.
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Et ben dis donc !
on sent bien ta frustration Belledenuit...
_________________

Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Karine a écrit:Et ben dis donc !on sent bien ta frustration Belledenuit...
Euh oui j'avoue j'y suis allée un peu fort mais je n'en pouvais vraiment plus

Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
En ce qui me concerne, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout de cette lecture. J'ai du abandonner à la moitié environ. Je n'en pouvais plus du style de l'auteur et je m'ennuyais ferme avec cette lecture.
Pourtant, ce roman a eu de très bonne critique, mais honnêtement, je me demande pourquoi ?
Enfin, pas grave ! Ceci dit, je ne suis pas tentée par la lecture d'un autre ouvrage de l'auteur...
Pourtant, ce roman a eu de très bonne critique, mais honnêtement, je me demande pourquoi ?
Enfin, pas grave ! Ceci dit, je ne suis pas tentée par la lecture d'un autre ouvrage de l'auteur...
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Aie Aie, je compte commencer ce livre dès demain et j'avoue que vos commentaires me turlupinent. Oui parce que j'ai entendu beaucoup de bonnes choses sur ce livre et je m'attends à quelque chose de captivant qui apparemment ne l'est pas pour tout le monde. Bon, je vous donnerai mon avis dès la dernière page lue.

Ness- Plume de lin

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Seine et marne
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Me revoila, j'ai terminé le livre et mon sentiment est partagé. En effet, dès le début j'ai eu du mal à me mettre dedans. Aucune explication sur l'arrivée dans ce lieu (ou alors je l'ai loupé). Mais surtout pas de nom pour "l'homme" et "le petit". Mais au fur et à mesure, j'avoue que j'ai commencer à apprécier ces dialogues bizarres, ces "excuse-moi" à répétition et toute ces bizarreries qu'on ne retrouve nul par ailleurs. Tout le long je me suis demandée comment le livre allait finir.
Bref, en fait, j'ai l'impression d'avoir une histoire tirée d'un bouquin tel que. Je reconnais que j'ai été déçue dans le sens où je m'attendais à beaucoup plus d'action. Mais, bon, mon sentiment final reste positif meme si je ne sais pas si je dois le conseiller ou pas. Je vais voir le film, on vera bien ce que ca va donner.
Bref, en fait, j'ai l'impression d'avoir une histoire tirée d'un bouquin tel que. Je reconnais que j'ai été déçue dans le sens où je m'attendais à beaucoup plus d'action. Mais, bon, mon sentiment final reste positif meme si je ne sais pas si je dois le conseiller ou pas. Je vais voir le film, on vera bien ce que ca va donner.

Ness- Plume de lin

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Seine et marne
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Mon avis que j'avais posté sur Babelio il y a un certain temps déjà :
"Un petit roman qui m'a laissée un peu perplexe au début de ma lecture : le style est spécial. Les deux personnages principaux ne sont connus que sous les noms "l'homme" et "le petit". Pas de mise en page de dialogues classiques : tout est intégré dans le récit. J'avoue que ça surprend un peu au début mais, on s'habitue très vite à ce style pour le moins singulier et on y prend vite du plaisir.
Pas de grandes scènes d'actions, pas beaucoup de personnages mais tellement d'émotion qu'on en vient à sortir la boîte de mouchoirs !
Ce récit se révèle être une petite merveille ! La relation père/fils est vraiment très touchante et on tremble tout au long de l'histoire pour ce binôme.
Un petit bémol cependant pour certains passages (très peu nombreux !) qui se posent là, sur certaines pages et qui nous freinent un peu dans notre lecture : "Qu'est-ce que ça vient faire là ?" On doit relire plusieurs fois ces petits passages qui semblent, à première lecture, décalés avec le reste mais qui prennent tout leur sens lors d'une relecture attentive.
Je précise que je n'ai pas encore vue l'adaptation cinématographique.
Ce roman mérite d'être lu, d'autant qu'il se lit très très vite."
--------------------------------
Depuis, j'ai pu visionner le film. Je pense que le réalisateur a fait du joli travail : l'adaptation est plutôt fidèle au roman. Les couleurs utilisées rendent bien la froideur de cet univers post-apocalyptique. Les acteurs sont plutôt bons. Les sentiments du livre sont bien retranscrits.
Mais je conseillerais tout de même de lire le roman avant de voir le film : juste pour le plaisir de découvrir cette touchante histoire au travers des mots.
"Un petit roman qui m'a laissée un peu perplexe au début de ma lecture : le style est spécial. Les deux personnages principaux ne sont connus que sous les noms "l'homme" et "le petit". Pas de mise en page de dialogues classiques : tout est intégré dans le récit. J'avoue que ça surprend un peu au début mais, on s'habitue très vite à ce style pour le moins singulier et on y prend vite du plaisir.
Pas de grandes scènes d'actions, pas beaucoup de personnages mais tellement d'émotion qu'on en vient à sortir la boîte de mouchoirs !
Ce récit se révèle être une petite merveille ! La relation père/fils est vraiment très touchante et on tremble tout au long de l'histoire pour ce binôme.
Un petit bémol cependant pour certains passages (très peu nombreux !) qui se posent là, sur certaines pages et qui nous freinent un peu dans notre lecture : "Qu'est-ce que ça vient faire là ?" On doit relire plusieurs fois ces petits passages qui semblent, à première lecture, décalés avec le reste mais qui prennent tout leur sens lors d'une relecture attentive.
Je précise que je n'ai pas encore vue l'adaptation cinématographique.
Ce roman mérite d'être lu, d'autant qu'il se lit très très vite."
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Depuis, j'ai pu visionner le film. Je pense que le réalisateur a fait du joli travail : l'adaptation est plutôt fidèle au roman. Les couleurs utilisées rendent bien la froideur de cet univers post-apocalyptique. Les acteurs sont plutôt bons. Les sentiments du livre sont bien retranscrits.
Mais je conseillerais tout de même de lire le roman avant de voir le film : juste pour le plaisir de découvrir cette touchante histoire au travers des mots.

lanacroft- Plume de cashmere

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Haute-Savoie
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Mon avis :
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?
« Comment saurait-on qu’on est le dernier homme sur Terre ? »
À travers ces sombres pages, un homme sans nom et son fils émacié, aux alentours des dix ans, essayent par tous les moyens de survivre. Le père incarne l’amour paternel par excellence, un amour aussi profond et aigu comme sa douleur. Cette notion pourrait totalement surprendre le lecteur car cette humanité peut paraître dérisoire dans un tel monde. À part cela, on ne peut pas en dire énormément sur eux deux car nous ne lisons que leurs états d’âmes et leurs sentiments, mais j’ai toutefois aimé le fils qui possède une légère touche d’innocence.
La plume de McCarthy est glaciale, tout comme son univers. L’auteur plonge le lecteur dans une brûlure post-apocalyptique, un monde dans lequel toute la faune s’est éteinte. La famine n’est pas seulement répandue, mais elle englobe presque tout ; et des bandes de maraudeurs cannibales errent dans cet environnement avec des morceaux de chair humaine coincés entre les dents. Si ce roman semble oppressant et désespérant, il l’est ! L’auteur nous donne sa vision définitive du monde après la guerre nucléaire et, après réflexion, cela ne pourrait pas être énormément loin de la réalité. L’auteur décrit une certaine bataille entre la lumière et l’obscurité, sachant que cette dernière est majoritairement présente. L’affirmation finale de l’espoir dans les dernières pages est d’autant plus choquante et plus durable que le jeune garçon possède encore la foi. Une foi que j’aurais perdue depuis des lustres si j’avais été à sa place.
Conclusion, une lecture post-apocalyptique et profondément sombre qui me donne envie de découvrir d’autres titres de l’auteur. Le roman connaît une adaptation au cinéma : La Route, avec à la réalisation John Hillcoat d'après un scénario de Joe Penhall. Viggo Mortensen interprète le personnage principal, le père de famille qui tente de protéger son fils dans un monde post-apocalyptique. Charlize Theron joue quant à elle la mère de l’enfant.
La plume de McCarthy est glaciale, tout comme son univers. L’auteur plonge le lecteur dans une brûlure post-apocalyptique, un monde dans lequel toute la faune s’est éteinte. La famine n’est pas seulement répandue, mais elle englobe presque tout ; et des bandes de maraudeurs cannibales errent dans cet environnement avec des morceaux de chair humaine coincés entre les dents. Si ce roman semble oppressant et désespérant, il l’est ! L’auteur nous donne sa vision définitive du monde après la guerre nucléaire et, après réflexion, cela ne pourrait pas être énormément loin de la réalité. L’auteur décrit une certaine bataille entre la lumière et l’obscurité, sachant que cette dernière est majoritairement présente. L’affirmation finale de l’espoir dans les dernières pages est d’autant plus choquante et plus durable que le jeune garçon possède encore la foi. Une foi que j’aurais perdue depuis des lustres si j’avais été à sa place.
Conclusion, une lecture post-apocalyptique et profondément sombre qui me donne envie de découvrir d’autres titres de l’auteur. Le roman connaît une adaptation au cinéma : La Route, avec à la réalisation John Hillcoat d'après un scénario de Joe Penhall. Viggo Mortensen interprète le personnage principal, le père de famille qui tente de protéger son fils dans un monde post-apocalyptique. Charlize Theron joue quant à elle la mère de l’enfant.
Note : 4,5/5 !
Article sur mon Blog
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Il s'agit bien d'un roman post apocalyptique particulièrement dur où l'on se demande pourquoi on continue à vivre lorsque manifestement tout espoir semble perdu. L'instinct primaire de survie prend ici toute son ampleur.
Ce roman est court mais il n'est pas si rapide à lire qu'on pourrait le penser tant l'ambiance mise en place est lourde à supporter.
J'ai vu le film tiré du roman et j'y ai bien retrouvé l'ambiance du livre.
5/5
Dernière édition par Kitoune le Lun 28 Nov - 19:20, édité 1 fois
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Pour avoir vu et adoré le film, je dois avouer que le livre me tente beaucoup.
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Mon avis (posté conjointement sur Vendredi Lecture) :
Longtemps vu dans les rayons, je me suis un jour lancée et me suis plongée dans ce roman si particulier...
Que dire, un livre magnifique tant sur le fond que sur la forme. Loin d'être un roman fleuve, « La Route » se veut précis et incisif. L'auteur ne laisse rien au hasard dans ce récit post-apocalyptique. Il dépeint l'errance d'un père et de son fils dans un monde où survivre est un combat de tous les jours. Leur route est longue, et l'on comprend petit à petit qu'ils avancent à l'aveugle, rien ne promet qu'ils seront un jour en sécurité.
La pudeur des sentiments de ce père qui ferait n'importe quoi pour que son fils soit un jour à l'abri rend la lecture intimiste et j'ai eu l'impression de ressentir les émotions de cet homme alors que l'auteur ne laisse pas place aux émotions.
En bref, une lecture passionnante qui permet de réfléchir sur la condition humaine et le besoin d'être sur la bonne "route"...
Longtemps vu dans les rayons, je me suis un jour lancée et me suis plongée dans ce roman si particulier...
Que dire, un livre magnifique tant sur le fond que sur la forme. Loin d'être un roman fleuve, « La Route » se veut précis et incisif. L'auteur ne laisse rien au hasard dans ce récit post-apocalyptique. Il dépeint l'errance d'un père et de son fils dans un monde où survivre est un combat de tous les jours. Leur route est longue, et l'on comprend petit à petit qu'ils avancent à l'aveugle, rien ne promet qu'ils seront un jour en sécurité.
La pudeur des sentiments de ce père qui ferait n'importe quoi pour que son fils soit un jour à l'abri rend la lecture intimiste et j'ai eu l'impression de ressentir les émotions de cet homme alors que l'auteur ne laisse pas place aux émotions.
En bref, une lecture passionnante qui permet de réfléchir sur la condition humaine et le besoin d'être sur la bonne "route"...

seriephile- Plume de lin

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Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
✭✭✭ Aïe, en réservant ce livre à la bibliothèque, je n’avais pas fait attention au fait que ce livre avait reçu le prix Pulitzer. Moi qui fuis les lectures de “Prix”...
Un résumé alléchant et post-apocalyptique.
Mais un style bref et concis qui ne m’a pas convenu, qui ne m’a pas apporté une once d’émotion par rapport aux personnages principaux.
J’ai bien aimé le fond de l’histoire, mais me suis ennuyée avec cette lecture.✭✭✭
Note : 1/3
Un résumé alléchant et post-apocalyptique.
Mais un style bref et concis qui ne m’a pas convenu, qui ne m’a pas apporté une once d’émotion par rapport aux personnages principaux.
J’ai bien aimé le fond de l’histoire, mais me suis ennuyée avec cette lecture.✭✭✭
Note : 1/3

titepomme (Mam'Schmocker)- Plume de soie

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Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Oui, c'est une dystopie.

titepomme (Mam'Schmocker)- Plume de soie

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Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
[Je fais ma pénible, et en plus, je n'ai pas encore lu ce livre, mais je m'étonne de le trouver en dystopie... On parle d'une "fin du monde", on suit les aventures d'un père et de son fils qui essaie de survivre... On ne nous montre pas une société contre-utopiste là. En effet, on est dans un monde affreux etc, mais le principe de la dystopie, c'est avant tout centré sur une organisation sociale (comme l'utopie), hors là, tout est détruit, donc il me semble que c'est un peu rapé.
Pardon si mon message est déplacé ou quoi, mais là j'ai quand même un gros doute et j'ai pas pu me taire. Après si ça se trouve la lecture apporte des éléments qui font que j'ai un mauvais jugement, et l'auteur se penche pt sur une critique de la société qui vient d'être détruite dans son histoire hein... ]
Pardon si mon message est déplacé ou quoi, mais là j'ai quand même un gros doute et j'ai pas pu me taire. Après si ça se trouve la lecture apporte des éléments qui font que j'ai un mauvais jugement, et l'auteur se penche pt sur une critique de la société qui vient d'être détruite dans son histoire hein... ]

Karma Boomerang- Plume de cashmere

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Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Ta remarque est pertinente. Par contre, j'avais lu sur le net que ce livre était une dystopie. Voilà pourquoi quand Karine a posé la question je lui ai répondu oui.

titepomme (Mam'Schmocker)- Plume de soie

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Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Idem, je l'ai vu répertorié en Dystopie sur plusieurs sites
_________________

Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Je trouve ça étrange, ça colle pas tellement à la description du terme je trouve, c'est plus un recit post-apocalyptique quoi :/
Mais bon, je m'incline. Merci d'avoir pris la peine de me répondre en tout cas
Mais bon, je m'incline. Merci d'avoir pris la peine de me répondre en tout cas

Karma Boomerang- Plume de cashmere

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Clermont-Ferrand
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Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
j'ai abandonné la lecture de ce livre tant je m'y suis ennuyée. Je n'ai vraiment pas aimé ce genre d'écriture.
Je ne lirai certainement pas un autre bouquin de cet auteur
Je ne lirai certainement pas un autre bouquin de cet auteur

binou- Plume de laine

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Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Voici mon avis sur le livre que je viens de terminer.
Ce livre a un style littéraire particulier qui fait parfois perdre le fil de l'histoire. Tout d'abord, il n'y a aucun chapitre. Le livre se lit en continu sans démarcation précise. Il est difficile de savoir combien de jours se sont passés entre le début de l'histoire et la fin de celui-ci. Le titre résume bien son contenu, car il l'homme et le petit, tels qu'ils sont présentés dans le roman sans prénom, ne font qu'avancer sur une route vers le sud tout au long du livre. Les dialogues n'ont pas de contenu et sont même minimalistes et sans intérêt. D'un livre traitant de l'apocalypse je me serais attendue à davantage d'émotions, surtout qu'il s'agit d'un drame, mais j'ai eu de la misère à entrer dans la peau des personnages et à ressentir ce qu'ils vivaient.
De plus, il y a peu d'action. Comme les humains sont presque tous décédés dans les incendies, l'homme et le petit ne rencontrent presque personne sur la route. Les seuls moments d'action sont quand ils rencontrent quelques personnes, mais il n'y a pas d'altercation ou encore de suspense ou l'on se demande ce qu'il va arriver. Le récit est quelque peu redondant, car à chaque deux pages, on retrouve souvent la série d'actions suivantes; avancer sur la route, écouter s'il y a des pas, dormir et manger. Quelquefois la série change et on décrit les maisons et le bateau dans lesquels l'homme cherche de la nourriture lorsqu'il est dans le besoin.
Là ou l'auteur a bien réussi c'est dans sa description de la désolation des lieux et de l'ampleur des villes réduites en cendres. Les métaphores sont bien choisies et on s'imagine bien ce à quoi les lieux ressemblent. La fin est aussi surprenante et relativement bien réussie avec une morale très bonne, mais cela vous le découvrirez si vous lisez le livre. L'action commence un peu quand on arrive à la moitié du récit, pas avant.
Ce roman convient donc aux personnes qui sont adeptes de descriptions bien réalisées, de paysages bien décrits et qui considèrent qu'un style d'écriture plutôt minimaliste est bien adapté pour un roman.
Je donne la note de 2/5.
Ce livre a un style littéraire particulier qui fait parfois perdre le fil de l'histoire. Tout d'abord, il n'y a aucun chapitre. Le livre se lit en continu sans démarcation précise. Il est difficile de savoir combien de jours se sont passés entre le début de l'histoire et la fin de celui-ci. Le titre résume bien son contenu, car il l'homme et le petit, tels qu'ils sont présentés dans le roman sans prénom, ne font qu'avancer sur une route vers le sud tout au long du livre. Les dialogues n'ont pas de contenu et sont même minimalistes et sans intérêt. D'un livre traitant de l'apocalypse je me serais attendue à davantage d'émotions, surtout qu'il s'agit d'un drame, mais j'ai eu de la misère à entrer dans la peau des personnages et à ressentir ce qu'ils vivaient.
De plus, il y a peu d'action. Comme les humains sont presque tous décédés dans les incendies, l'homme et le petit ne rencontrent presque personne sur la route. Les seuls moments d'action sont quand ils rencontrent quelques personnes, mais il n'y a pas d'altercation ou encore de suspense ou l'on se demande ce qu'il va arriver. Le récit est quelque peu redondant, car à chaque deux pages, on retrouve souvent la série d'actions suivantes; avancer sur la route, écouter s'il y a des pas, dormir et manger. Quelquefois la série change et on décrit les maisons et le bateau dans lesquels l'homme cherche de la nourriture lorsqu'il est dans le besoin.
Là ou l'auteur a bien réussi c'est dans sa description de la désolation des lieux et de l'ampleur des villes réduites en cendres. Les métaphores sont bien choisies et on s'imagine bien ce à quoi les lieux ressemblent. La fin est aussi surprenante et relativement bien réussie avec une morale très bonne, mais cela vous le découvrirez si vous lisez le livre. L'action commence un peu quand on arrive à la moitié du récit, pas avant.
Ce roman convient donc aux personnes qui sont adeptes de descriptions bien réalisées, de paysages bien décrits et qui considèrent qu'un style d'écriture plutôt minimaliste est bien adapté pour un roman.
Je donne la note de 2/5.
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
J'ai lu ce livre il y a assez longtemps, mais je me souviens que le sentiment dominant lors de ma lecture était l'attente. En effet tout au long des pages, j'ai attendu, attendu que quelque chose d’inattendu arrive. Le long de ma lecture je me souviens avoir ressenti cette pression pesante qu'ont souvent les univers post apocalyptique, mais peu de choses venaient appuyer ce ressenti.
Je suis donc resté sur ma fin.
Pour une fois, j'ai trouvé l'adaptation cinématographique presque mieux que le livre (ce qui est rare chez moi).
Je suis donc resté sur ma fin.
Pour une fois, j'ai trouvé l'adaptation cinématographique presque mieux que le livre (ce qui est rare chez moi).
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Avis et commentaires :
L'onde de choc suscitée par ce livre, en réactions négatives (notamment sur les ondes de France Inter "Le Masque et la Plume) et en réactions dithyrambiques mais aussi la thématique anxiogène qu'il présentait, tout ces éléments me freinaient dans la perspective de cette lecture. J'avoue avoir eu tort d'attendre, ce ne sera surement pas mon livre de référence ni de chevet mais cela reste un libre fort par les messages qu'il délivre.
Oeuvre apocalytique, le mot est faible, dans un pays dévasté par ce que l'on peut imaginer être un automne nucléaire, dans une longue litanie et un long ruban goudronné, seul repère, un homme malade et son fils vont vers le sud, mais sans que jamais l'on sache si vraiment il y a un futur. Errant sans but, le père va tout faire pour protéger son fils et pour cela devoir lutter contre les autres survivants (tombés au niveau zéro de l'humanité) avec hargne et sans espor ni espérance. Aller le plus loin possible, protéger avec toute la violence possible au besoin et surtout survivre jusqu'au lendemain, c'est à dire les seuls besoins vitaux (boire, manger, se réchauffer) dans un monde où il ne reste plus rien (plus de nourriture, plus d'eau, plus de feu ni d'électricité et surtout sans pouvoir rester plus d'une nuit à un même endroit).
Leur quotidien c'est la recherche de maison, de magasins avec des restes de liquide et de nourriture à travers le cambriolage mais aussi d'allumettes, de gaz, d'alcool à bruler, de bougie, éviter les hordes de sauvages armées qui poursuivent les mêmes buts sans respect de loi, si ce n'est celle du plus fort (massacre en série, cannibalisme, des femmes que l'on ensemence pour manger les bébés ...) En gros plus aucun repère, tout le livre, à part une petite période d'aise dans une cache équipée, est noir désespérément noir. Non seulement il leur faut se méfier de tous les êtres rencontrés mais en plus il y a un vrai problème relationnel entre l'homme et l'enfant. L'homme sait que sa fin est proche, il est à l'image du monde qu'il représente, sans humanité, violent à l'extrême et paradoxalement totalement désespéré et développe un sentiment de culpabilité, notamment à l'égard de la mère de l'enfant. L'enfant est sans souvenir, sans repère, sans éducation et encore peu perverti par le monde qui l'entoure, à travers certaines rencontres, il va même se montrer profondément humain en suppliant son père de ne pas aller jusqu'au meurtre ou à l'extrême violence. C'est d'ailleurs là que l'image métaphorique (un leitmotiv dans le discours de l'homme pour pousser l'enfant à vivre et à lui survivre) prend toute sa place, cet enfant est "le porteur de feu", une sorte de nouveau prophète, l'apôtre de la renaissance de l'humain, de l'humanité à renaître.
La fin du livre est inattendue et permet au lecteur de tout envisager.
Style très particulier, pas de prénom, pas de cadre ni de repère géographique, des phrases courtes, souvent répétitives. Difficile parfois d'imaginer que l'humanité puisse aller ainsi vers cette fin, difficle de le lire d'une traite mais on est porté par le sentiment de vouloir connaître la fin, d'accompagner cet enfant prohétique.
L'onde de choc suscitée par ce livre, en réactions négatives (notamment sur les ondes de France Inter "Le Masque et la Plume) et en réactions dithyrambiques mais aussi la thématique anxiogène qu'il présentait, tout ces éléments me freinaient dans la perspective de cette lecture. J'avoue avoir eu tort d'attendre, ce ne sera surement pas mon livre de référence ni de chevet mais cela reste un libre fort par les messages qu'il délivre.
Oeuvre apocalytique, le mot est faible, dans un pays dévasté par ce que l'on peut imaginer être un automne nucléaire, dans une longue litanie et un long ruban goudronné, seul repère, un homme malade et son fils vont vers le sud, mais sans que jamais l'on sache si vraiment il y a un futur. Errant sans but, le père va tout faire pour protéger son fils et pour cela devoir lutter contre les autres survivants (tombés au niveau zéro de l'humanité) avec hargne et sans espor ni espérance. Aller le plus loin possible, protéger avec toute la violence possible au besoin et surtout survivre jusqu'au lendemain, c'est à dire les seuls besoins vitaux (boire, manger, se réchauffer) dans un monde où il ne reste plus rien (plus de nourriture, plus d'eau, plus de feu ni d'électricité et surtout sans pouvoir rester plus d'une nuit à un même endroit).
Leur quotidien c'est la recherche de maison, de magasins avec des restes de liquide et de nourriture à travers le cambriolage mais aussi d'allumettes, de gaz, d'alcool à bruler, de bougie, éviter les hordes de sauvages armées qui poursuivent les mêmes buts sans respect de loi, si ce n'est celle du plus fort (massacre en série, cannibalisme, des femmes que l'on ensemence pour manger les bébés ...) En gros plus aucun repère, tout le livre, à part une petite période d'aise dans une cache équipée, est noir désespérément noir. Non seulement il leur faut se méfier de tous les êtres rencontrés mais en plus il y a un vrai problème relationnel entre l'homme et l'enfant. L'homme sait que sa fin est proche, il est à l'image du monde qu'il représente, sans humanité, violent à l'extrême et paradoxalement totalement désespéré et développe un sentiment de culpabilité, notamment à l'égard de la mère de l'enfant. L'enfant est sans souvenir, sans repère, sans éducation et encore peu perverti par le monde qui l'entoure, à travers certaines rencontres, il va même se montrer profondément humain en suppliant son père de ne pas aller jusqu'au meurtre ou à l'extrême violence. C'est d'ailleurs là que l'image métaphorique (un leitmotiv dans le discours de l'homme pour pousser l'enfant à vivre et à lui survivre) prend toute sa place, cet enfant est "le porteur de feu", une sorte de nouveau prophète, l'apôtre de la renaissance de l'humain, de l'humanité à renaître.
La fin du livre est inattendue et permet au lecteur de tout envisager.
Style très particulier, pas de prénom, pas de cadre ni de repère géographique, des phrases courtes, souvent répétitives. Difficile parfois d'imaginer que l'humanité puisse aller ainsi vers cette fin, difficle de le lire d'une traite mais on est porté par le sentiment de vouloir connaître la fin, d'accompagner cet enfant prohétique.
Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Un livre que j'ai lu au lycée, et qui m'avais laissée sceptique. Un monde post-apocalyptique un enfant et son pere qui tente de survivre tous sa me semblait plutôt pas mal. De plus je me disais qu'avec un point de vue d'enfant cela pouvait vous prendre au tripes. Ba... déjà la fin du livre qui te laisse en suspense on reste sur sa fin et j'aime pas trop quand sa finit comme sa moi ! et puis comme dit dans les posts plus haut on ne sais pas ou ? qui ? quand ? comment.... on nous laisse tout le temps dans le flou , des phrase courtes, un roman ? donc on a pas forcement l'habitude il m'as fallu un petit temps d'adaptation mais bon il a ce petit je ne sais quoi qui fait qu'on veut connaitre la fin quand même !Bref un livre intéressant,je ne regrette pas de l'avoir lu mais quand même particulier

Blacky- Plume de coton

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Re: LA ROUTE de Cormac McCarthy
Hum et bien j'ai trouvé que le style collait parfaitement avec le thème et le contexte du bouquin, même si en effet c'est relativement particulier.
J'ai trouvé que cela retranscrivait bien le binôme au bout du rouleau, épuisé de faire face à ce monde horrible.
Le père et l'enfant ne sont pas des héros, ils vivent leur incessant combat pour la survie dans ce cadre morose, où il ne se passe en effet quasiment rien mais où le grand méchant loup et l'horreur les attendent peut être au tournant. Et on alterne en effet des passages terriblement longs et plats, avec des gros moments de tensions où leur vie ne tient qu'à un fil.
Le père et l'enfant sont désespérément seuls, ils n'ont plus besoin de prénoms ou de nom pour se parler puisqu'il n'y a que l'autre. Il n'y a pas d'autre pères, il n'y a pas d'autres enfants. Il n'y a personne qu'eux.
Les échanges sont concis, comme écrasés par le néant et la monotonie de ce jours gris qui se répète inlassablement et pudique comme par peur d'avouer à l'autre qu'on a définitivement perdu tout espoir. Peut être même regrettent ils de ne pas être mort avec les autres.
En tout cas j'ai beaucoup aimé l'idée de "porter une flamme" dans les ténèbres. Avec le père qui voit son fils comme le garant de l'espoir tout au long de l'aventure, et dans les dernières pages et le dénouement, le fils qui à son tour identifie son père comme celui qui a porté l'espoir et tenus bon.
J'ai trouvé que cela retranscrivait bien le binôme au bout du rouleau, épuisé de faire face à ce monde horrible.
Le père et l'enfant ne sont pas des héros, ils vivent leur incessant combat pour la survie dans ce cadre morose, où il ne se passe en effet quasiment rien mais où le grand méchant loup et l'horreur les attendent peut être au tournant. Et on alterne en effet des passages terriblement longs et plats, avec des gros moments de tensions où leur vie ne tient qu'à un fil.
Le père et l'enfant sont désespérément seuls, ils n'ont plus besoin de prénoms ou de nom pour se parler puisqu'il n'y a que l'autre. Il n'y a pas d'autre pères, il n'y a pas d'autres enfants. Il n'y a personne qu'eux.
Les échanges sont concis, comme écrasés par le néant et la monotonie de ce jours gris qui se répète inlassablement et pudique comme par peur d'avouer à l'autre qu'on a définitivement perdu tout espoir. Peut être même regrettent ils de ne pas être mort avec les autres.
En tout cas j'ai beaucoup aimé l'idée de "porter une flamme" dans les ténèbres. Avec le père qui voit son fils comme le garant de l'espoir tout au long de l'aventure, et dans les dernières pages et le dénouement, le fils qui à son tour identifie son père comme celui qui a porté l'espoir et tenus bon.

Benjapieds- Nouveau Membre

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