L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
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L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters

Résumé
Hundreds Hall n'est plus que l'ombre de lui-même; depuis longtemps les glaces ternies ont cessé de refléter ces fêtes qui animaient le manoir au temps de sa splendeur. Victime elle aussi des ravages de la Seconde Guerre mondiale et des tensions qui déchirent le tissu social de l'Angleterre, la famille Ayres, qui habite Hundreds depuis des générations, est abandonnée à son triste sort. Malgré la débâcle, la mère tente de cacher son infortune tandis que le fils, blessé au combat, peine à assurer la relève, aidé par sa soeur, Caroline, une femme vive et indépendante.
Venu un jour s'occuper d'une domestique souffrante, le docteur Faraday, qui a connu enfant la belle époque du manoir, se lie bientôt d'amitié avec la famille. Il sera avec elle témoin d'une succession d'événements de plus en plus effrayants. Se peut-il que les Ayres, hantés par les souvenirs d'une vie révolue, soient aussi tourmentés par une autre présence rôdant dans les corridors de Hundreds Hall?
Subtil mélange de fresque familiale, de roman social et de suspense gothique, le cinquième ouvrage de Sarah Waters, finaliste au prix Booker, vient confirmer d'éclatante manière le formidable talent d'une romancière ensorcelante.
(Il s'agit de l'édition québécoise, parue aux éditions Alto. Il en existe une française parue aux éditions Denoël)
Hundreds Hall n'est plus que l'ombre de lui-même; depuis longtemps les glaces ternies ont cessé de refléter ces fêtes qui animaient le manoir au temps de sa splendeur. Victime elle aussi des ravages de la Seconde Guerre mondiale et des tensions qui déchirent le tissu social de l'Angleterre, la famille Ayres, qui habite Hundreds depuis des générations, est abandonnée à son triste sort. Malgré la débâcle, la mère tente de cacher son infortune tandis que le fils, blessé au combat, peine à assurer la relève, aidé par sa soeur, Caroline, une femme vive et indépendante.
Venu un jour s'occuper d'une domestique souffrante, le docteur Faraday, qui a connu enfant la belle époque du manoir, se lie bientôt d'amitié avec la famille. Il sera avec elle témoin d'une succession d'événements de plus en plus effrayants. Se peut-il que les Ayres, hantés par les souvenirs d'une vie révolue, soient aussi tourmentés par une autre présence rôdant dans les corridors de Hundreds Hall?
Subtil mélange de fresque familiale, de roman social et de suspense gothique, le cinquième ouvrage de Sarah Waters, finaliste au prix Booker, vient confirmer d'éclatante manière le formidable talent d'une romancière ensorcelante.
(Il s'agit de l'édition québécoise, parue aux éditions Alto. Il en existe une française parue aux éditions Denoël)
Dernière édition par Ophélie le Lun 14 Mar - 1:07, édité 1 fois
Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
Karine,
J'ai essayé de faire la fiche de lecture. Je sais que l'image est énorme et décentrée. Peux-tu t'en occuper svp? Et pour le sondage, est-t-il correct?
Merci!
J'ai essayé de faire la fiche de lecture. Je sais que l'image est énorme et décentrée. Peux-tu t'en occuper svp? Et pour le sondage, est-t-il correct?
Merci!
Dernière édition par Ophélie le Lun 14 Mar - 1:06, édité 1 fois
Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
Mon avis :
Attention, ce roman peut causer une sérieuse dépendance! Plus de 24 heures après avoir terminé ma lecture de L'indésirable de Sarah Waters, j'étais encore habitée par ce roman. Petit à petit, presque sans vous apercevoir, le manoir de Hundred Halls et la famille Ayres se mettent à occuper vos pensées. Puis, comme le docteur Faraday, ils vous possèdent complètement. Nous nous retrouvons à être à la fois fascinés et révulsés par cette demeure et ses étranges habitants. Les incidents s'enchaînent, la situation se dérègle et le suspense psychologique monte jusqu'à l'insoutenable.
Première qualité du roman : son décor physique. Une maison victorienne, immense, isolée et à l'abandon. L'écriture éminemment descriptive de Sarah nous donne littéralement à voir tout le délabrement du manoir de Hundreds Hall, ses grandes pièces nues, les plafonds qui ploient sous le poids de l'eau qui s'y est infiltré, ses jardins retournés à l'état sauvage, elle arrive à nous faire ressentir toute l'étrangeté qui suinte des murs, en créant véritablement une atmosphère gothique, que l'on pourrait presque toucher du doigt. C'est à vous donner froid dans le dos.
Aussi, nous ne pouvons qu'être touché par tout ce qui arrive à la famille Ayres. D'abord isolée physiquement, le devient aussi psychologiquement, comme si les murs de la maison se refermait sur elle, pour l'absorber complètement. On se met à tourner les pages du roman avec angoisse en se demandant que va-t-il leur arriver d'autre? On ne peut que s'attacher aux personnages, dont celui de Caroline. En plus de posséder une réelle maîtrise de l'écriture, Sarah Waters est une formidable conteuse. Tout au long du roman, elle joue sur nos nerfs, nous laissant dans un état permanent d'insécurité et d'incertitude. Tout n'est que suggéré, parfaitement dosé, elle joue à merveille sur nos impressions.
Sarah Waters frappe encore très fort! L'indésirable est un excellent roman pour l'Halloween, et ferait aussi un fantastique film d'horreur, à mille lieux des films de peur à effets spectaculaires d'Hollywood, de par son climat oppressant. Et jusqu'à la fin, on se demandera sont-ils fous ou y a-t-il vraiment quelque chose de maléfique à Hundreds Hall? À chacun de se faire sa propre réponse... Mais moi, je sais que c'est un coup de coeur!
Ma note : 4.5/5
Attention, ce roman peut causer une sérieuse dépendance! Plus de 24 heures après avoir terminé ma lecture de L'indésirable de Sarah Waters, j'étais encore habitée par ce roman. Petit à petit, presque sans vous apercevoir, le manoir de Hundred Halls et la famille Ayres se mettent à occuper vos pensées. Puis, comme le docteur Faraday, ils vous possèdent complètement. Nous nous retrouvons à être à la fois fascinés et révulsés par cette demeure et ses étranges habitants. Les incidents s'enchaînent, la situation se dérègle et le suspense psychologique monte jusqu'à l'insoutenable.
Première qualité du roman : son décor physique. Une maison victorienne, immense, isolée et à l'abandon. L'écriture éminemment descriptive de Sarah nous donne littéralement à voir tout le délabrement du manoir de Hundreds Hall, ses grandes pièces nues, les plafonds qui ploient sous le poids de l'eau qui s'y est infiltré, ses jardins retournés à l'état sauvage, elle arrive à nous faire ressentir toute l'étrangeté qui suinte des murs, en créant véritablement une atmosphère gothique, que l'on pourrait presque toucher du doigt. C'est à vous donner froid dans le dos.
Aussi, nous ne pouvons qu'être touché par tout ce qui arrive à la famille Ayres. D'abord isolée physiquement, le devient aussi psychologiquement, comme si les murs de la maison se refermait sur elle, pour l'absorber complètement. On se met à tourner les pages du roman avec angoisse en se demandant que va-t-il leur arriver d'autre? On ne peut que s'attacher aux personnages, dont celui de Caroline. En plus de posséder une réelle maîtrise de l'écriture, Sarah Waters est une formidable conteuse. Tout au long du roman, elle joue sur nos nerfs, nous laissant dans un état permanent d'insécurité et d'incertitude. Tout n'est que suggéré, parfaitement dosé, elle joue à merveille sur nos impressions.
Sarah Waters frappe encore très fort! L'indésirable est un excellent roman pour l'Halloween, et ferait aussi un fantastique film d'horreur, à mille lieux des films de peur à effets spectaculaires d'Hollywood, de par son climat oppressant. Et jusqu'à la fin, on se demandera sont-ils fous ou y a-t-il vraiment quelque chose de maléfique à Hundreds Hall? À chacun de se faire sa propre réponse... Mais moi, je sais que c'est un coup de coeur!
Ma note : 4.5/5
Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
Ophélie a écrit:Karine,
J'ai essayé de faire la fiche de lecture. Je sais que l'image est énorme et décentrée. Peux-tu t'en occuper svp? Et pour le sondage, est-t-il correct?
Merci!
T'inquiètes, c'est très bien

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Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
Pour ma toute première critique de livre par ici, j'ai choisi l'Indésirable, pour plusieurs raisons: je l'ai lu assez récemment (je crois que jsuis incapable de parler de lectures qui datent de plus de 6 mois, et encore je suis large!), j'ai même basé un oral et un dossier sur ce livre, donc j'ai déjà eu à le décortiquer un peu, et ensuite, et ben je l'ai plutôt bien aimé!
Mon avis :
Le livre commence de façon "classique", très XXème siècle, on suit le docteur Faraday dans la campagne anglaise des années 1950 (approximativement hein) qui, au hasard d'une visite, va se retrouver lié à la famille noble de la région, les Ayres. Tout est dans les statuts, les rôles. Ce début de roman nous offre donc une vision très sociale, on nous dépeint les différents rapports entre des personnages de classes et de milieux différents, on voit l'envers du décor, les changements qui s'effectuent, les relations qui changent. En effet, on suit d'abord le quotidien banal du médecin de campagne célibataire, une vie simple, mais qui semble tout de même largement privilégiée comparée à celle de ses patients. Puis il se retrouve dans le cercle familiale des Ayres, au coeur du Manoir d'Hundred Hall, qui était dans ses souvenirs d'enfance un endroit fascinant et gigantesque. Mais on découvre bien vite avec lui que sous les efforts pour maintenir les apparences, tout tombe en ruine. Hundred Hall n'est plus ce qu'il était.
On dépasse alors le rang social pour s'attarder sur les trois membres de la famille Ayres, délaissant notre médecin (quand bien même le roman est écrit à la première personne, Faraday étant le narrateur. Ça en est même encore plus simple de l'oublier.):
Il y a donc un réel travail social et psychologique dans le livre de Sarah Waters, ce que les adeptes comme moi apprécieront, car c'est sans doute ce qui domine les premières 200 pages du roman et cette tendance restera marquée jusqu'à la toute fin du livre. Mais à cet instant, le classicisme du roman cède et glisse dans le fantastique, voir l'horreur informulée. Il faut insister sur le terme de "glisser", car c'est pour moi la plus grande force de ce roman: tout se fait avec une subtilité incroyable. L'auteur parvient à distiller un malaise, une angoisse que l'on ne s'explique pas. Tout semble se poursuivre "normalement", et pourtant, l'appréhension inexplicable est là, quelque chose cloche, on ne sait juste pas encore quoi.
Et puis soudain, notre crainte se concrétise, trouve une raison d'exister. Mais a-t-on vraiment raison d'avoir peur? Comme les personnages, on se sent un peu bête de s'inquiéter "pour si peu". Un accident horrible, mais compréhensible, un incendie, des marques que l'on n'avait jamais remarquées auparavant... On peut trouver des explications plausibles pour tous les événements qui se déroulent à Hundred Hall, et pourtant, on n'arrive pas à y croire. On sent, on pressent qu'il y a autre chose. Et puis on change d'avis.
A aucun moment, Sarah Waters ne nous impose du fantastique ou de l'horreur visible, tout est voilé, sous-jacent. Si vous voulez lire un livre avec de "vraies" apparitions de fantomes, des voix venues d'outre-tombe ou ce genre de choses, passez votre chemin.
La fin du roman est à l'image du reste, tout en subtilité et finesse, j'ai trouvé ça très intelligent et intéressant, j'aime l'interprétation que j'en ai tiré, tout en sachant que ce n'est peut-etre pas la bonne.
Comme l'a dit Ophélie avant moi, une grande part de l'ambiance est également dûe au manoir, à Hundred Halls. La demeure est un véritable personnage dans ce roman, jouant l'un des rôles majeurs. Il ne s'agit pas simplement d'un décor, ce lieu a une portée sur les personnages, on apprend à la craindre, à frissonner de ses défauts, de ses failles et crevasses.
Ce qui est angoissant dans cette oeuvre, c'est ces doutes qui ne s'éteignent finalement jamais: est-ce que le danger est réel, ou ne se trouve-t-il que dans la tête des personnages, dans la nôtre? Et finalement, qu'est-ce qui serait le pire? Comment se protéger de soi-même? Comme fuir ce qui est en nous?
Ma note : 4/5
Je le conseillerais à... : des gens qui aiment prendre leur temps, ne pas savoir tout tout de suite, qui apprécient la subtilité, le doute, la psychologie également.
Je le déconseillerais à... : des gens qui cherchent avant tout à se faire peur, à ressentir le grand frisson. Ce qui ne m'a pas empêché de passer de longues minutes dans le noir, après avoir fermé le livre, à guetter le moindre bruit, à ressasser, à me questionner etc. Je le déconseille aussi à ceux qui n'aiment pas les passages plus calmes, les descriptions, car comme je l'ai dit, outre la trame fantastique, il y a un grand aspect humain, social, on alterne les scènes d'effroi avec d'autres de la vie courante, banale. Sans compter qu'il se passe environ 200 pages avant qu'on découvre vraiment les premières traces du fantastique, donc il ne faut pas attendre que ça, au risque d'être deçu. Ah, et je le déconseille aux gens fauchés, aussi.
Je ne résiste pas à ajouter la couverture de la version française aux éditions Denoël (collection & D'ailleurs), car je trouve vraiment que c'est un très beau livre-objet (en même temps, à 26€, c'est mieux...)

Le livre commence de façon "classique", très XXème siècle, on suit le docteur Faraday dans la campagne anglaise des années 1950 (approximativement hein) qui, au hasard d'une visite, va se retrouver lié à la famille noble de la région, les Ayres. Tout est dans les statuts, les rôles. Ce début de roman nous offre donc une vision très sociale, on nous dépeint les différents rapports entre des personnages de classes et de milieux différents, on voit l'envers du décor, les changements qui s'effectuent, les relations qui changent. En effet, on suit d'abord le quotidien banal du médecin de campagne célibataire, une vie simple, mais qui semble tout de même largement privilégiée comparée à celle de ses patients. Puis il se retrouve dans le cercle familiale des Ayres, au coeur du Manoir d'Hundred Hall, qui était dans ses souvenirs d'enfance un endroit fascinant et gigantesque. Mais on découvre bien vite avec lui que sous les efforts pour maintenir les apparences, tout tombe en ruine. Hundred Hall n'est plus ce qu'il était.
On dépasse alors le rang social pour s'attarder sur les trois membres de la famille Ayres, délaissant notre médecin (quand bien même le roman est écrit à la première personne, Faraday étant le narrateur. Ça en est même encore plus simple de l'oublier.):
- Mrs Ayres, la matriarche, qui donne le change, continue à se donner l'allure d'une grande dame alors qu'elle n'en a plus les moyens. Elle a tout de la vieille femme noble, élégante, pleine d'un savoir-vivre qui semble dépérir progressivement avec elle.
- Roderick, le fils qui tente de gérer le domaine, de se comporter comme l'homme de la famille. Mais la guerre l'a blessé dans son orgueil et dans sa chair, il souffre tant physiquement que mentalement, et malgré tout ses efforts, rien ne semble assez pour sauver la propriété. Cette charge pèse de plus en plus sur ses épaules, le rendant d'autant plus instable...
- Caroline, la fille ainée, presque une "vieille fille", pas spécialement belle, elle est spontanée et indépendante, et finalement, c'est celle qui semble la moins attachée à sa noblesse, on la sent presque prête à y renoncer pour une existence plus terre-à-terre.
Il y a donc un réel travail social et psychologique dans le livre de Sarah Waters, ce que les adeptes comme moi apprécieront, car c'est sans doute ce qui domine les premières 200 pages du roman et cette tendance restera marquée jusqu'à la toute fin du livre. Mais à cet instant, le classicisme du roman cède et glisse dans le fantastique, voir l'horreur informulée. Il faut insister sur le terme de "glisser", car c'est pour moi la plus grande force de ce roman: tout se fait avec une subtilité incroyable. L'auteur parvient à distiller un malaise, une angoisse que l'on ne s'explique pas. Tout semble se poursuivre "normalement", et pourtant, l'appréhension inexplicable est là, quelque chose cloche, on ne sait juste pas encore quoi.
Et puis soudain, notre crainte se concrétise, trouve une raison d'exister. Mais a-t-on vraiment raison d'avoir peur? Comme les personnages, on se sent un peu bête de s'inquiéter "pour si peu". Un accident horrible, mais compréhensible, un incendie, des marques que l'on n'avait jamais remarquées auparavant... On peut trouver des explications plausibles pour tous les événements qui se déroulent à Hundred Hall, et pourtant, on n'arrive pas à y croire. On sent, on pressent qu'il y a autre chose. Et puis on change d'avis.
A aucun moment, Sarah Waters ne nous impose du fantastique ou de l'horreur visible, tout est voilé, sous-jacent. Si vous voulez lire un livre avec de "vraies" apparitions de fantomes, des voix venues d'outre-tombe ou ce genre de choses, passez votre chemin.
La fin du roman est à l'image du reste, tout en subtilité et finesse, j'ai trouvé ça très intelligent et intéressant, j'aime l'interprétation que j'en ai tiré, tout en sachant que ce n'est peut-etre pas la bonne.
Comme l'a dit Ophélie avant moi, une grande part de l'ambiance est également dûe au manoir, à Hundred Halls. La demeure est un véritable personnage dans ce roman, jouant l'un des rôles majeurs. Il ne s'agit pas simplement d'un décor, ce lieu a une portée sur les personnages, on apprend à la craindre, à frissonner de ses défauts, de ses failles et crevasses.
Ce qui est angoissant dans cette oeuvre, c'est ces doutes qui ne s'éteignent finalement jamais: est-ce que le danger est réel, ou ne se trouve-t-il que dans la tête des personnages, dans la nôtre? Et finalement, qu'est-ce qui serait le pire? Comment se protéger de soi-même? Comme fuir ce qui est en nous?
Ma note : 4/5
Je le conseillerais à... : des gens qui aiment prendre leur temps, ne pas savoir tout tout de suite, qui apprécient la subtilité, le doute, la psychologie également.
Je le déconseillerais à... : des gens qui cherchent avant tout à se faire peur, à ressentir le grand frisson. Ce qui ne m'a pas empêché de passer de longues minutes dans le noir, après avoir fermé le livre, à guetter le moindre bruit, à ressasser, à me questionner etc. Je le déconseille aussi à ceux qui n'aiment pas les passages plus calmes, les descriptions, car comme je l'ai dit, outre la trame fantastique, il y a un grand aspect humain, social, on alterne les scènes d'effroi avec d'autres de la vie courante, banale. Sans compter qu'il se passe environ 200 pages avant qu'on découvre vraiment les premières traces du fantastique, donc il ne faut pas attendre que ça, au risque d'être deçu. Ah, et je le déconseille aux gens fauchés, aussi.
Je ne résiste pas à ajouter la couverture de la version française aux éditions Denoël (collection & D'ailleurs), car je trouve vraiment que c'est un très beau livre-objet (en même temps, à 26€, c'est mieux...)

Dernière édition par Karma Boomerang le Sam 23 Avr - 19:21, édité 2 fois

Karma Boomerang- Plume de cashmere

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Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
Bon bein tu m'avais déjà donné envie de le lire la semaine dernière quand tu m'en avais parlé et après ton commentaire j'en ai encore plus envie (magnifique commentaire d'ailleurs, tu n'avais vraiment pas à t'en faire!).
Tu me le prêteras hein? *_* J'échange DVD, livres et muffins....penses y....
Tu me le prêteras hein? *_* J'échange DVD, livres et muffins....penses y....
Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
Hihi, pas de soucis, je suis toujours partante pour un échange de bon procédé! On avait parlé d'un livre d'ailleurs qui me tentait et que tu avais, mais je sais plus lequel!
En tout cas, merci de tes encouragements ♥
En tout cas, merci de tes encouragements ♥

Karma Boomerang- Plume de cashmere

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Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
et bien on peut dire qu'en lisant les 2 critiques, ça donne envie! et un de plus pour ma wishlist, un! puis comme ça après cette fois-ci je pourrais voter...
ah et juste une chose si je peux me permettre: les 2 critiques se complètent bien, ophélie ayant quelque peu oublié le côté humain il me semble même si elle l'a quand même évoqué.
Jen jdonne un + à la fin de ta critique, partie "conseil" t'es la prem's à le faire ici je crois...
malgré que tu t'étale peut être un peu trop avant ça du coup j'ai lu en diagonale pour ne pas perdre l'effet de surprise 
ah et juste une chose si je peux me permettre: les 2 critiques se complètent bien, ophélie ayant quelque peu oublié le côté humain il me semble même si elle l'a quand même évoqué.
Jen jdonne un + à la fin de ta critique, partie "conseil" t'es la prem's à le faire ici je crois...
Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
j'adore les "je conseille à " et "je déconseille à" dans tes critiques Jen!!
Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
Merci Cali =)
Je pense que ça peut être sympa en effet comme indication, mais après, à mon avis, des fois j'aurais pas grand chose à y mettre ^^'
Je pense que ça peut être sympa en effet comme indication, mais après, à mon avis, des fois j'aurais pas grand chose à y mettre ^^'

Karma Boomerang- Plume de cashmere

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Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
ah ben c'est pas grave, quand tu ne sais pas quoi y mettre, tu le zappes!! en tout cas, c'est une indication que j'aime bien 
Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
on est deux alors Cali, et faudrait ptet que je l'ajoute à ma "wishlist" moi hein hihi
Re: L'INDÉSIRABLE de Sarah Waters
Ce livre a été parmi les nominés du prix des lectrices de ELLE 2011
Voici mon avis:
Voici un livre de 700 pages qui n'en laisse rien paraître tant l'histoire est prenante. Dès le premier chapitre, le lecteur est plongé dans l'ambiance de Hundreds Hall, la maison familiale des Ayres. Moi qui ne suis pas fan des descriptions, ici elles sont totalement maîtrisées et agréables à lire. Dès le départ les personnages sont sympathiques. Puis, plus on les connaît, plus ils deviennent envahissants les uns envers les autres, plus on commence à comprendre leurs obsessions. Lorsque des choses étranges se produisent, nous sommes poussés par deux sentiments: le rationnel (le personnage serait-il atteint de névrose ? psychose ?...) et le moins rationnel (y aurait-il ici une force extraordinaire ? un spectre ? ...). On ne peut s'empêcher de basculer vers l'une ou l'autre option, sans pour autant y adhérer définitivement.
L'indésirable est également une histoire d'amour... envers cette maison impressionnante, prenante, usante, mais si chargée d'histoire.
J'ai adoré passé du temps sur ce livre. Vraiment.
Le livre en lui-même est très agréable à manipuler et sent très bon l'encre d'imprimerie (pour la peine je ne l'ai pas pris pour lire dans le métro ou lors de ma pause déjeuner. Il n'est pas corné ni froissé). Ce fut donc un réel plaisir de le tenir.
Je ne connaissais pas Sarah Waters, mais maintenant que c'est chose faite, il me tarde d'en découvrir d'autres!
Voici un livre de 700 pages qui n'en laisse rien paraître tant l'histoire est prenante. Dès le premier chapitre, le lecteur est plongé dans l'ambiance de Hundreds Hall, la maison familiale des Ayres. Moi qui ne suis pas fan des descriptions, ici elles sont totalement maîtrisées et agréables à lire. Dès le départ les personnages sont sympathiques. Puis, plus on les connaît, plus ils deviennent envahissants les uns envers les autres, plus on commence à comprendre leurs obsessions. Lorsque des choses étranges se produisent, nous sommes poussés par deux sentiments: le rationnel (le personnage serait-il atteint de névrose ? psychose ?...) et le moins rationnel (y aurait-il ici une force extraordinaire ? un spectre ? ...). On ne peut s'empêcher de basculer vers l'une ou l'autre option, sans pour autant y adhérer définitivement.
L'indésirable est également une histoire d'amour... envers cette maison impressionnante, prenante, usante, mais si chargée d'histoire.
J'ai adoré passé du temps sur ce livre. Vraiment.
Le livre en lui-même est très agréable à manipuler et sent très bon l'encre d'imprimerie (pour la peine je ne l'ai pas pris pour lire dans le métro ou lors de ma pause déjeuner. Il n'est pas corné ni froissé). Ce fut donc un réel plaisir de le tenir.
Je ne connaissais pas Sarah Waters, mais maintenant que c'est chose faite, il me tarde d'en découvrir d'autres!
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